Quand ça va pas, et que je n'ai plus aucun ami pour en parler, j'écris. J'écris à ceux qui visitent ce misérable blog, à ceux qui s'intéressent à moi, et aux autres. Ici à Strasbourg, mes deux meilleures amies sont en vacances, mon meilleur ami ne l'est plus, mes autres amis.. quels autres amis ? J'ai l'impression de n'avoir que eux. Personne d'autre à qui parler, personne d'autre chez qui toquer quand ça va pas. Je l'ai lui. Evidemment. Mais c'est trop lui demander que d'être présent pour moi à chaque instant de sa vie. Je ne suis pas toute sa vie. J'aimerai parfois l'être, égoïstement. Mais ce n'est pas le cas, et c'est bien normal. J'ai pas envie de tout gâcher à lui déballer ce qui se passe dans ma tête. J'ai des amies normalement. Je les attends. Je me sens seule quand il n'est pas là. Et ça ne devrait pas être comme ça. J'ai déjà foutu en l'air ma vie une fois comme ça. Je veux pas recommencer. Alors je m'enferme dans une spirale pour remplir un vide, et ça va pas. J'en ai marre, j'aimerai voir mes amis, ma famille. Et j'aimerai qu'il soit là, tous les soirs à me prendre dans ses bras. Mais c'est pas possible, ça arrivera peut être jamais. C'est trop long d'attendre que sa vie se mette en place. C'est trop long de voir des projets se concrétiser. C'est trop long aussi d'attendre un résultat qui n'arrivera certainement jamais à l'allure où ça va.
Vivement dans cinq ans, que ma vie soit celle que j'attends.
Plus pathétique tu meurs.